Historique
En 1858, suite à la reconstruction de la cathédrale dans le style néo-gothique (1836-1850),
il est passé commande à Aristide Cavaillé-Coll d'un orgue neuf.
Ce nouvel instrument dispose de 26 jeux répartis sur deux claviers de 54 notes et un pédalier de 27 notes.
Le récit contient 8 jeux enfermés dans une boîte expressive.
Le grand-orgue contient 14 jeux placés sur deux sommiers diatoniques,
et dispose d'une mécanique assistée par une machine Barker.
La pédale quant à elle dispose de 4 jeux.
Le buffet est posé à même le sol au fond du chœur,
devant trois des arcades de l'abside.
Il est composé de 3 tourelles surmontées de clochetons gothiques, et de 4 plate-faces.
Cet orgue est inauguré le 15 avril 1860 par les organistes Louis Lefébure-Wély,
François Widor et Charles Dupart, alors organiste de la cathédrale.
En 1875, Mgr Richard offre à la cathédrale un orgue de chœur construit par le facteur Louis Debierre.
L'orgue Cavaillé-Coll est alors transféré sur une tribune construite
pour cette occasion contre la façade ouest, où il se trouve toujours aujourd'hui.
En 1936, l'orgue est agrandi par les facteurs Merklin et Kühn et la transmission est électrifiée.
L'orgue est doté d'une nouvelle console face à la nef.
Le récit est transféré sur un sommier neuf sous l'arcade du clocher,
reprenant la presque totalité des jeux de Cavaillé-Coll, et en y ajoutant 7 jeux.
L'ancien sommier du récit est surélevé et devient un positif expressif de 11 jeux.
Le grand-orgue est complété par un cornet, et 2 jeux sont remplacés.
Le sommier du pédalier est neuf et reçoit 2 jeux en extension, permettant d'obtenir 3 jeux de fonds
et 3 jeux d'anches sur 32 notes. Des sommiers supplémentaires au grand-orgue et au positif permettent
de porter l'étendue des claviers à 61 notes. L'ensemble de l'orgue est alors réharmonisé
dans un style néo-classique. L'instrument est inauguré le 21 juin 1936 par Marcel Paponaud de Lyon.
En 1973, la partie instrumentale du grand-orgue est classée monument historique, à la suite de quoi
le grand-orgue subit un relevage complet par les facteurs Micolle et Simon en 1979.
L'harmonisation a été retouchée sans modifier le caractère néo-classique de l'orgue.
Depuis, l'état de l'instrument n'a pas cessé de se dégrader. Dès les premières
canicules, le sommier du grand-orgue s'est fendu et la baisse de pression occasionnée a rendu le
clavier inopérant. Les sommiers à membranes utilisé pour les extensions sont aussi sensibles
à la sécheresse et cornent régulièrement pendant la saison estivale. Les nombreuses fuites
et notes muettes aux deux claviers restants ne permettent plus de jouer l'instrument en concert.
Les organistes se débrouillent au mieux pour contourner tous ces problèmes afin d'assurer
l'accompagnement des cérémonies religieuses. Une restauration est actuellement envisagée
par la DRAC pour remettre l'instrument en état dans un futur proche.
Composition initiale|
Grand-Orgue
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Récit expressif
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Pédalier
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appels G.O. et Rec. |
Composition actuelle|
Grand-Orgue
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Positif expressif
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Récit expressif
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Pédalier
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appel G.O. |
Écouter
Intermezzo, 3ème mouvement de la 6ème symphonie de Charles-Marie Widor
par Junko Ito